26 janvier 2010
Je me noies
J'vous aurais bien mis des photos de l'appart, en particulier ma cuisine toute bien rangée (la seule piece pour l'instant), mais le chargeur de la batterie de l'APN est quelque part dans un sac, ou un carton, voire même dans l'ancien appart.
Donc du coup non. Peut-être plus tard :D
17 janvier 2010
Un adieu
Les serveurs européens de DAoC ferment le 31 janvier 2010, définitivement. Pour feter ça, GOA a re-ouvert tout les comptes du 14 au 20.
J'ai lancé une dernière fois ce jeu, sans trop savoir pourquoi. Dire au revoir, regarder encore un peu les gens, sourire en lisant les cc de discussion. Toujours les même mots, toujours les même raleries et toujours les mêmes victoires.
Je suis allée voir ma maison, j'ai contemplé ce lac que j'ai vu des milliers de fois depuis ces quelques dernières années. Je suis rentré dans cette maison qui a brûlé tant de fois et que j'ai reconstruit avec acharnement.
J'ai regardé ces fées épinglées un peu partout, trophées résultant du dur labeur à chasser ces petites pestes pendant des jours, il y a maintenant bien longtemps.
J'ai regardé cette grande table ronde entourée de chaises dont les couleurs symbolisaient les différentes familles où j'ai vécu. Je me suis souvenu de soirées à discuter autour d'elle, sur elle, à sautiller de par et d'autre en attendant une réponse ou deux.
La cave, ces trophées, ces têtes de dragon qu'on m'a offert, ces coffres remplis de vieux souvenirs, et d'un bon gros paquet de cailloux qui ne serviront jamais.
Cette pièce ronde, cette pierre des âmes où j'ai lié un peu plus que l'âme virtuelle de mes avatars. J'aurais aimé pouvoir poser une main sur ces murs de pierre que je ne reverrais plus, ou alors sur des screenshots poussiereux que je supprimerai un jour.
Je suis sortie, et j'ai regardé les maisons voisines. J'ai regardé mon jardin, si bien ordonné avec son chemin de pierres et son arche.
J'ai regardé l'arche qui y fait face et je suis allé voir la maison à coté.
Ce dragon énorme dont la gueule semble manger le contenu de la forge posée dessous, ce blaireau incongru qui semble participer au festin.
Ces murs où résonnent aussi des rires, ce téléporteur si laid, qui tient ce bar où plus personne ne boit. Un vestige de quelque chose qui maintenant semble tellement incongru.
Je suis ressorti, et j'ai regardé quelques lots plus loin, à l'horizon, où se tenait à une époque la maison d'un ami toulousain disparu, au moins de ma vie.
J'ai ensuite visité quelques zones qui me tiennent à coeur. Des Iles Oubliées, des donjons déserts, où quelques monstres attendent la fin du monde en m'agressant avec la même férocité d'antan.
J'ai changé de personnage pour pouvoir voir une dernière fois la salle finale de Galladoria, et j'ai regardé avec sérénité un monstre plus haut qu'une maison déchiqueter mon corps maigrichon d'eldritch.
J'ai fait mes adieux à Olcasgean, à ses Elementaires, à son arbre gigantesque, à ses couloirs de sable et de terre, à ses plantes fluorescentes, à ses monstres que j'ai regardé mourir tellement de fois. A ses cascades, à celle dont j'ai plongé tant de fois, à celle qui a célébré un évenement oublié.
J'ai fait mes adieux aux zones frontières, à ses collines arpentées tant de fois où je me suis fait massacrer encore plus de fois, j'ai ressenti l'écho d'excitation et de nervosité passée venant de combats épiques, mesquins, grandioses, solitaires, nocturnes, ratés, victorieux, complices, accidentels.
J'ai fait mes adieux à mes bonhommes, que je ne reverrai plus après ce 20 janvier.
J'ai fait mes adieux à ce jeu, 6 ans de ma vie c'est quand même pas rien.
J'ai silencieusement fait mes adieux à des gens avec qui je ne parle plus, joue plus, mais qui sont des parties de moi aussi.
*soupir*
13 janvier 2010
L'humain
La stupeur, le monde qui s'effondre, les joues qui brûlent sous le coup de la honte et de la rage.
Le coeur qui bat tellement fort à cause de la colère, au point qu'on se demande s'il ne va pas éclater.
Les bras qui tremblent par à coup, quand un mot particulièrement fort vient balancer une claque supplémentaire, ou quand une réponse écrite rapidement est tellement mauvaise et cruelle qu'on ne peut que l'effacer.
La tête qui tourne, les yeux qui se brouillent, la machoire crispée par la haine.
Puis le corps qui lache prise, les pleurs, les sanglots impossible à retenir, les crises de larmes bruyantes qui font redescendre un peu la temperature.
Et l'apathie, le désabusement, l'aigreur, l'indifférence, le corps qui se calme.
Et enfin une tête un peu reposée, et juste de la haine froide, précise, qui attend son heure.
C'est intéressant, les coups de sang, en fait.
12 janvier 2010
Ce soir
C'est ce soir c'est ce soir c'est ce soir c'est ce soir !
(la reloue)
(désolée pour les quelques abonnés aux RSS qui doivent subir tant de nulité :D)
19h, au lycée où la madame bosse (oui, une prof), iiiiiih.
Iiiiiiih.
*va en cours*
11 janvier 2010
Mardi mardi mardi
Vivement demain soiiiiiiiir....
Si tout se passe bien, on signe demain soir, on récupère les clés dans la foulée, on voit pour les papiers / ouverture du gaz, internet, reprendre l'electricité...
Et dans la semaine on fait quelques aller-retours déposer des trucs, et on fait le gros du déménagement (frigo, gazinière, congel, canap', lit, sommier... Une partie de plaisir en perspective) samedi :')
Et suivant notre budget post-signature, on va prendre quelques meubles...
Aaah ça va encore être du grand n'importe quoi.
Bref, demain, signature, et si tout se passe bien, on enchaine après ça. IIiiih.
*sautille*
Et je mettrais bien sur des jolies photos :D
08 janvier 2010
Quelques pensées
Je passe mon temps à trembler, de nervosité et de froid. C'est pénible, j'ai l'impression d'être de la jelly.
J'aimerais qu'on arrete de me dire que mon ex-coloc (Chtullhu) a pris du poids, ça fait déjà 4 personnes différentes en quelques mois, c'est embêtant. Je ne suis pas sa diététicienne, je m'en fous moi, en plus je l'ai pas vu d'assez pres pour constater depuis.. pfiou. Mention spécial au dernier "rolala, on dirait un bibendum, et quand il s'assoit, ça fait *bruit un peu degueu*", j'ai cru que j'allais recracher ma bière.
En parlant de gros, j'en ai marre que mon coloc actuel ne trouve que "TON CHAT IL EST GROS" avec un ton super aggressif à me dire, plusieurs fois par jour. De là à dire qu'il y a attaque personnelle sous-jacente, y'a qu'un pas. Je m'en fous que mon chat soit gros, c'est mignon un chat rondouillet, et en plus il reste le plus beau chat au monde.
En parlant de grand, j'espère très fortement pouvoir annoncer demain et/ou dans la semaine qu'on a signé pour notre nouvel appart. Et qu'on déménage dans la foulée (encore un moment fun en perspective).
Et sinon voilà. Je tremble, j'vais me planquer sur la couette.
Mention spéciale au groupe FB "j'ai planté mes partiels, maintenant j'attend que ça pousse", qui m'a fait beaucoup rire (jaune).
A bientot pour de nouvelles aventures \o/
26 décembre 2009
Vagalamm
On dirait un langage hirsute, ce titre.
Quel avantage à vivre seul ?
L'avantage à vivre seul(e) par rapport à une coloc', c'est clairement l'intimité. Pouvoir acheter ce qu'on veut, mettre ses affaires où on veut, jetter ses bottes dans un coin, son manteau sur le chat, laisser trainer ses trucs persos sur le bord de la baignoire, mettre un camembert au fond du frigo sans remords, parler à des gens via son pc sans honte, bref, être chez soi.
La coloc, c'est trop de contrainte, pour ceux jouant le jeu jusqu'au bout. Que ce soit niveau bruit, saleté, visite... Et c'est épuisant quand c'est pas réciproque, ou quand l'engagement, et disons... inégal, même si existant.
Et moi, je suis épuisée. J'ai peur de rentrer chez moi, de faire semblant de sourire, et donc je rentre à reculons, et je tire la tronche, et ça me bouffe. Et donc je bouffe.
Y'a tellement de trucs qui me font manger ces derniers mois... La pillule qui visiblement ne me fait pas que du bien (le bien étant pas de bébé), l'engouement pour la cuisine, l'envie de faire du miam à mon amoureux, les doutes, l'ennui, la peur, l'angoisse. Resultat, j'enfle. +30kg depuis 2006 (début de la pillule).
Des résolutions ont été prises, des vêtements ont été achetés en attendant. Ne plus être serrée et boudinée dans ses fringues ça fait quand même du bien, même si le nombre sur l'étiquette me crève le coeur et me tabasse l'ego.
Bref, je dévie de mon propos...
Vivre seul ou bien à deux (c'pas une chanson ça ? Genre Balavoine... Il vaut viiiivre ou surviiivre sans (lalala), sans blesser ceux qu'on aiiiime.. viiiivre heureux, ou maaaalheureux, vivre seul ou bien à deux... J'crois que c'est ça ?).
La question ces temps ci c'est plus, vivre seule ou en couple. Les désavantages de la coloc ne tiennent pas face à la vie de couple. Au contraire, vivre à deux, c'est se créer une intimité, pouvoir jetter ses trucs partout (dans la limite de les ramasser un jour ou l'autre), et tout ça, c'est possible. Et puis je sais pas, je suis plus tolérante aux comportements de mon amuhreux. Sauf quand je me pete les orteils sur ses chaussures qu'il laisse toujours dépasser de sous le lit suffisement pour que je me prenne les pieds dedans. Grr.
En fait, j'ai vraiment envie de tester ça. Créer un nid à deux. Mais d'un autre coté... Je crois être un peu trop pragmatique et désabusée. Et si ça marche pas ? Et si on se dispute 3 jours après avoir emmenagé et qu'on vit 2 ans d'enfer avant de réussir à se séparer, comme ma meilleure pote ? Et quand on voit le couple mignon-chou que formait mon p'tit frere et son ex-fiancée (et oui)... Je sais pas, mon moral oscille.
D'un autre coté, j'ai plein de projets pour notre appart, de l'autre... Je doute, et je reste les bras dans le flan.
Rentrer à Rennes, faire le tour des agences... J'ai hâte, même si ça va être galère, vu les horaires du chevelu. Trouver l'appart parfait. Bien exposé, salles comme je veux, baignoire, balcon pas trop minable, bien situé, pas trop cher, et suffisement haut pour que mon muh puisse photographier le coucher de soleil.
Bon, j'ai encore plein de vagalamm à évacuer, mais je ferais ça plus tard.
En voici déjà une bonne tartine, miam miam.
