As You Wish...

Pingouins, pandas, bichon et chaton, cuisine, déprime usuelle et vie étudiante ratée.

13 novembre 2009

Plus d'un mois sans message

Et bé, c'est passé vite.

Enfin, relativement.

Plusieurs tournants dans ma vie à venir, un déménagement (lointain), et donc un emménagement...
Des questions qui se posent concernant cet amménagement.
A deux, en solo, c'est pas simple.
On est partis pour vivre ensemble (avec Raphaël, pour ceux qui sont pas dans ma tête), mais du coup c'est un peu flippant. Se supporter, est-ce que la relation tiendra, tout ça.
Y parait que c'est possible, suffit de voir Toan et Mara, ça marche pas trop mal pour eux.
Apres c'est une question de caractère.

J'ai pas supporté 3 colocations, est-ce que je vais supporter la vie à deux.
Bon faut dire, ça se passe plus que bien avec Raphaël, et comme il vit pas mal ici c'est quand même une sorte de "période d'essai" qui marche pas trop mal. Le plus dur étant en fait les aller-retours à Villejean récupérer des trucs où quand il "doit" dormir. Ou ses envies de se poser et geeker un peu qui se battent avec les envies de passer des soirées à deux.
Dans un appart commun, ça serait beaucoup plus simple.

Plus de colocataire. Ca c'est clair. Ou alors des conditions drastiques: sait ce qu'est une colocation ( = ne va pas imposer un mode de vie qui entre en conflits avec les autres), n'a pas vécu seul trop longtemps ( = ne va pas baiser les portes ouvertes), ne sort pas de chez ses parents ( = ne sait pas se débrouiller et gérer un appart).
J'ai eu ces problèmes avec mes 3 colocations, à des degrès divers, d'ailleurs j'ai bien sur largement ma part d'erreurs dans toutes ces histoires.

Toujours est-il qu'aujourd'hui, la coloc' je dis niet.

Si jamais ça fini mal avec Raphaloutre, bah ça sera appart solo, sauf miracle.
Mais ne parlons pas de ça :D

Donc, toujours, ce doute de partir à vivre à deux.
Peut-être n'est-ce que folie (soupir théatral).

Après, les p'tits apparts de 60m² avec des salons immenses et une vraie cuisine, y me font quand même vachement de l'oeil. Et puis, on s'entend quand même vachement bien.

Je suppose que c'est normal de douter et de baliser un peu. Après tout c'est pas rien. Mais y'a tellement de projets qui tournent en tête (de déco, d'avenir...) que j'ai envie d'y croire.

Ouais voilà.

Après est-ce qu'y croire c'est suffisant.

Est-ce que.

Que.

Et puis.

Et donc.

Après.

AAAAAAAAhhhhhh >_<

Posté par Eoine à 00:11 - Racontage de vie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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15 juin 2009

Le pavé de 01h30

J'ai pas envie de dormir. Sommeil, vaguement, je contre ça avec un peu de breakfast tea très sucré. Pourtant rien ne m'empêche de dormir, j'ai pas de contraintes d'horaire, de rythme à tenir ou quoi que ce soit.
Cet été me fait peur, à être immense, vide.
Créer une entreprise ?
Une semaine ou plusieurs dans le sud, peut-être.
Peut-on se payer le luxe de prendre des vacances quand on a aussi peu de thune.
Je sors plus.
Plus l'envie.
Je parle plus aux gens, vaguement sur Facebook, quelques lignes par jour sur IRC.
Sur MSN, j'ai tellement arreté de répondre aux gens qu'ils ne viennent plus, et y'a plus que mon coloc et mon copain qui me parlent sur ce truc. Je songe d'ailleurs à le désinstaller.
Mais ça serait couper le chemin à une dernière forme un peu dégénérée de communication.

J'ai envie de faire des cookies, en souvenir d'une amie qui m'a fermé sa porte.
Et ça me fait mal au coeur, bien plus qu'elle ne doit l'imaginer.
Mais bon, mon copain Timon dit toujours... on ne revient jamais... en avant !

Je suis sur la ligne. Entre demain et mercredi j'aurais mes résultats de mon S2. Savoir ce que je repasse aux rattrapages, avoir de bonnes surprises, être effarée par le nombre de choses à réviser en rentrant du Hellfest. Pour l'instant je sais que j'ai eu 2,5/20 à une option, mais bon je m'y attendais un peu.
Me renseigner sur la matière avant d'aller au partiel, cette fois.

Je peux pas me permettre de perdre encore une année. Je le dis partout, si je rate encore, j'arrete la fac. Pour faire quoi ? L'ecole de cuisine, c'est trop tard. Et puis c'est où ? Dinan ? Toulouse ? Brest ? Et ça serait quand, l'an prochain ? Et mon année, je la passe à quoi ? Ou alors, si je tente de m'inscrire pour la rentrée quand même et que je suis acceptée, je déménage en deux mois ? Je quitte colocation, potes, copain, chat ?
Ca me paralyse.
D'ici demain à mercredi, y'a trop de choses qui vont se jouer.
Ca fait quoi, de réussir son année de fac ? Est-ce que je vais passer ma vie à me poser la question ? Dans 5 ans, 10 ans, j'en rirai. Mais là, pour l'instant... ça me paralyse.

Jeudi, je pars pour le Hellfest. Vendredi, j'ai rattrapage de 15h à 16h.
Donc je devrais plutôt partir vendredi, avec un pote qui taffe pendant la journée et donc rejoint le festival que le soir.
Ou sinon, je viens jeudi, et Teo m'accompagne à Nantes/Rennes en début d'aprem du vendredi pour passer mon partiel.
C'est quand je vois ce que certains amis sont prets à faire pour moi que je me dis que j'ai désespérement besoin d'eux. Pour croire en des gens, un peu.
Savoir que je peux compter sur eux me... Je sais pas, soulage, rend sereine. Je sais que je peux craquer, avoir des idées à la con, faire les pires choses... Y'a toujours un Clem ou un Teo pour remonter le moral ou distribuer des coups de pieds salvateurs. Un Z pour raconter milles choses bizarres au milieu de la nuit, et en général toute une liste (réduite mais qui commence à avoir une place certaine dans le temps) de prénoms et de pseudos, mélangés, qui signifient tous quelque chose.

A coté du Troll, y'a un local où un mec faisait des pizzas/paninis qui est en vente. J'ai appris ça sur Facebook, où je disais que j'avais envie d'ouvrir un restaurant (regarder "Cauchemars en cuisine" me fait toujours ça, tout comme regarder Super Nanny me donne envie de m'arracher les ovaires ou de faire un enfant pour prouver qu'il est possible de l'éduquer correctement... Dur choix).
L'idée m'a effleuré, quelques secondes, remplacée ensuite par ce grand vide paralysant.
Et pourtant... Un endroit petit, un peu isolé peut-être, dans un quartier d'habitations principalement, qui offre pas grand chose niveau alternative restaurantesque (un chinois, et plus loin la rue entre St Anne et Anatole France, mais c'est plus loin...), où faire un peu de cuisine familiale, simple, réconfortante, à emporter ou sur place...
Ca me fait tellement envie.
Mais bon.

J'ai 21 ans, c'est vieux pour n'avoir que le bac, j'ai 21 ans, c'est jeune pour se lancer. Enfin c'est plus si jeune, maintenant. J'peux rewind à mes 17 ans, rater quand même mon bac, partir à Rennes, écrire une vraie charte de colocation, et ne jamais partir de Villejean ?
Nan ?

J'vois plus personne.
Hier c'était cool, y'avait le Toan et Mara à la maison, et Fitzounet. Une soirée où même fatigués, tu restes parce que t'as envie de continuer à jouer, à boire de la bière, à faire des blagues et à manger des fajitas.
Ces temps ci, je suis tout le temps fatiguée.

J'ai envie de faire du sport, bizarrement. Pas juste toute seule dans ma chambre (encore que ces jours ci c'est pas trop ça), mais dans une salle, dans une piscine... Mais j'ai pas envie de le faire seule, et on peut pas dire que j'ai un entourage très sportif (et puis on peut pas dire que je sois la motivation incarnée non plus). Ca me paralyse aussi.

Résultat, tout les jours, je me réveille vers 8-9h, je vire Raphael s'il est là, je récupère Pistache, et je dors jusqu'à 11h ou midi. Puis après je me réveille devant IRC, Facebook, PoC et mes flux RSS. Parfois je lance même MSN.
Puis après je ferme tout ça, je lance l'Eeepc pour rester sur IRC, et je joue à Cossacks jusqu'à 16h ou 17h (c'est le temps que prend une bonne partie ces temps ci).
Puis je discute de ce qu'on fait avec Raphaël, et suivant s'il vient ou pas, je m'habille et tente de retrouver une face civilisée.
Sinon je reste à glander, je mange un peu, je lis mes RSS, je nourris mes bonhommes sur Restaurant City (un simulateur de restau sur facebook trop cool), et je relance Cossacks en lançant amsn sur l'Eee pour continuer à communiquer avec le chevelu.

Et vers minuit, je vois que les gens sont partis dormir, j'ai fini ma partie, je glande une heure ou deux, et je vais dormir avec mon chat s'il est mignon, sans mon chat s'il est en quart d'heure folie "je t'attaque les pieds et tout ce qui peut bouger sous la couette".

Je sais même plus pourquoi je parle de tout ça, tiens. Je crois que j'ai juste rien de mieux à faire.
Maintenant la question se pose, j'arrive à la fin de mes idées (quoique), donc que faire après avoir rajouté quelques tags et appuyé sur "poster&publier" ?

Je pourrais tenter de poser quelques idées pour le PLC (concours de nouvelles sur PoC), histoire de définir un plan peut-être, je pourrais dessiner les milles robes et personnages qui hantent mon esprit, je pourrais aller dormir et me plaindre à Pistache que j'ai mal au dos en jouant à Spider Chaton, je pourrais me mettre à la relecture d'un des bouquins de ma bibliothèque... Je pourrais faire des cookies et penser à Charlotte, je pourrais continuer de lire mes logs MSN et penser à toute ces personnes à qui je ne parle plus et qui m'ont probablement relégué dans un coin de leurs esprits, tout comme ils ont stationné longtemps dans un coin du miens sans que je n'y prête attention, je pourrais... Je sais même pas. Prendre un bain, tiens. Pas que j'ai besoin d'être détendue, niveau détendue j'peux qu'on peut difficilement faire plus mou que moi.
J'ai même la flemme de me bouger devant la télé pour comater devant une serie ou une émission de télé réalité à la con.
Pfff.

Et là j'ai juste peur que mon navigateur plante et perde tout mon post. Alors ctrl-a, ctrl-c, et Poster&Publier.

Merci de ne pas avoir lu jusqu'ici, c'était un voyage passionnant dans mon esprit, minute après minute et réflexion après réflexion.
Je crois que, étonnament, j'ai assez bien survolé tout les trucs qui me trottent en tête ces derniers temps. Minus deux-trois choses, bien sur. Comme toujours. Les éternels sujets, doutes, souvenirs douloureux, ressassements (?), ennuis, peurs.

Si ça pouvait les atténuer un peu que je passe à quelque chose de constructif, moi ça m'irait très bien.

Bisous.


Posté par Eoine à 01:28 - Racontage de vie - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 juin 2009

Envies

Envies de couleurs sous la peau, de pince qui compriment la chair et d'aiguilles qui percent. De trous nets, sobres, de boucles de metal et de barres d'acier. Envie de picotements lancinants, d'une vague douleur sourde qui rappelle à chaque seconde le sang qui coule dans mes veines, que je suis en vie.
Envie de durabilité, de permanent, envie de motifs gravés sous la peau, envie de souffrir un peu et de garder à jamais la marque de cette légère souffrance.

Je me suis un peu calmé sur les piercings ces mois ci, découragée par deux rejets, un coup de coude mal placé qui m'en a arraché deux et une piqure de moustique qui a fait gonflé jusqu'au rejet le dernier. Et j'ai un peu peur que la maladresse Raphaelesque mette en péril tout nouveau venu dans la famille.
M'enfin, j'ai ouïe d'un bon plan, une apprentie qui cherche des cobayes pour se faire la main et ne fait payer que le bijou, et moi j'adore faire le cobaye... Alors ça va peut-être repartir.

Etancher un peu cette soif d'aiguilles en attendant le jour où je pourrais me payer mon premier tatouage.

Posté par Eoine à 22:17 - Racontage de vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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